| Le nom de votre entreprise
La personnalisation et l’identification
de votre activité doivent respecter certaines règles.
Pensez à vérifier que le nom commercial ou l’enseigne
que vous avez choisis n’est pas déjà utilisé
ou déposé en tant que marque pour le même
secteur d’activité que le vôtre. Le cas échéant,
procédez aux formalités nécessaires pour
protéger votre nom ou enseigne.
A qui demander ?
Institut national de la propriété industrielle :
www.inpi.fr
Association française pour le nommage internet en coopération
: www.afnic.fr
Commission nationale de l’informatique et des libertés
: www.cnil.fr
Le centre de formalités
des entreprises (CFE)
Les formalités administratives de constitution d’une
entreprise ont été très largement simplifiées
avec la création des CFE. Pour les entreprises artisanales,
le CFE compétent est celui de la chambre de métiers
et de l’artisanat du département dans lequel vous
souhaitez installer votre entreprise.
1 Le rôle
du CFE
Il constitue le lieu de passage obligatoire pour donner naissance
à votre entreprise, y compris si vous êtes dispensé
d’immatriculation au répertoire des métiers
ou au registre du commerce et des sociétés. Il est
également compétent pour recevoir vos déclarations
de modification ou de cessation de votre entreprise.
Le CFE va vous permettre de déclarer votre entreprise auprès
d’un seul interlocuteur et en un seul document pour les
déclarations obligatoires aux organismes tels que :
• INSEE,
• répertoire
des métiers (RM),
• greffe du tribunal
de commerce, registre du commerce et des sociétés
(RCS),
• service des impôts,
• URSSAF,
• RSI,
• ASSEDIC, direction
du travail (si vous avez des salariés au moment de la création).
Le CFE est également compétent
pour recevoir les dossiers de demandes d’aide
à la création d’entreprise par les demandeurs
d’emploi (ACCRE).
Précisions :
• Vous pouvez retirer
directement sur internet les formulaires nécessaires à
la déclaration de votre activité sur le site : www.service-public.fr
• Vous pouvez également
dans certains cas effectuer votre déclaration en ligne
:
www.artisanat.fr
| Vous êtes |
Votre CFE |
- entreprise artisanale
(entreprise individuelle ou société) |
Chambre
de métiers
et de l’artisanat |
-
commerçant
-
société commerciale
(SARL, SA, EURL, SNC..., n’ayant pas un objet artisanal) |
Chambre
de commerce
et d’industrie |
-
agriculteur
(entreprise individuelle ou société) |
Chambre
d’agriculture |
-
groupement d’intérêt économique
-
société civile
-
société d’exercice libéral
-
agent commercial
-
établissement public industriel et commercial |
Greffe du tribunal
de commerce |
-
membre d’une profession libérale
(réglementée ou non)
-
employeur dont l’entreprise n’est pas immatriculée
au registre du commerce et des sociétés ou inscrite
au répertoire des métiers (ex : syndicat professionnel) |
URSSAF |
- artiste-auteur
- assujetti à la TVA, à l’impôt
sur le revenu au titre des BIC ou à l’IS et ne
relevant pas des catégories ci-dessus
(sociétés en participation, associations, loueurs
en meublé) |
Services
des impôts |
Précisions :
- Le CFE
compétent dépend de l’adresse de votre entreprise.
- Si vous
exercez à la fois une activité commerciale et artisanale,
le CFE de la chambre de métiers et de l’artisanat
sera compétent pour recevoir votre double immatriculation
au RCS et RM.
A qui demander
?
• L’annuaire
des CFE géré par les CMA est consultable sur www.artisanat.fr
• L’annuaire
général des CFE géré par l’INSEE
est consultable sur :
www.annuaire-cfe.insee.fr
Pour les societes : les
etapes prealables
La rédaction
des statuts
Il s’agit d’un acte important
pouvant avoir des conséquences juridiques et fiscales
et influer sur le statut social du dirigeant. Il est donc recommandé
de s’entourer des conseils de professionnels du droit. En
cas de recours à des statuts-types, il est indispensable
de prendre le temps de les lire attentivement et d’en comprendre
tous les articles.
Précisions : pour les EURL, des statuts-types
fixés par décret s’appliqueront automatiquement,
sauf à déposer d’autres statuts lors de l’immatriculation
de la société.
La nomination du gérant
Il peut être nommé, soit dans les statuts, soit par
un acte séparé. Cette dernière solution évite
d’avoir à modifier les statuts lors de chaque changement
de gérant. Préciser, dans l’acte de nomination,
la durée de ses fonctions, l’étendue de ses
pouvoirs et sa rémunération.
Le dépôt des fonds constitutifs du capital social
Les apports en numéraire doivent être déposés,
au choix et dans les 8 jours de leur réception :
• soit dans une banque,
• soit à la
caisse des dépôts et consignations,
• soit chez un notaire.
Les fonds seront débloqués sur présentation
par le gérant de l’extrait KBis (extrait constatant
l’immatriculation de votre société) et virés
sur un compte courant ouvert au nom de la société.
A partir de ce moment, le ou les gérants pourront disposer
librement de ces sommes pour les besoins de la société.
L’enregistrement
des statuts
Vous devez faire enregistrer vos statuts au service des impôts
du siège de votre entreprise, dans un délai d’1
mois après leur signature.
La publication d’un
avis de constitution
de votre société
Vous devez publier un avis de constitution de votre société
dans un journal de votre département habilité à
recevoir les annonces légales. Vous devrez joindre cet
avis à votre dossier d’immatriculation au CFE.
Précisions : l’annonce
doit comporter les mentions suivantes : la dénomination,
la forme, l’objet, le siège, la durée, le
capital de la société, la nature des apports,
les noms et adresses des dirigeants ainsi que le registre du commerce
et des sociétés auprès duquel la société
sera immatriculée.
Le dossier de demande d’immatriculation doit être
accompagné d’une attestation
de dépôt du capital social que votre banque vous
délivrera.
A qui demander
?
Agence pour la création d’entreprises : www.apce.com
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