| Mon activité professionnelle
me permet-elle
de créer ou reprendre une entreprise ?
•
vous êtes fonctionnaire : vous pourrez créer
ou reprendre une entreprise en conservant tout ou partie de votre
emploi dans la fonction publique pendant une durée d’un
an, renouvelable une fois. Pour cela, vous devrez demander à
bénéficier d’un cumul d’activités
auprès de votre administration ou vous pourrez demander
une mise en disponibilité.
•
vous êtes salarié et souhaitez exercer une
activité indépendante : vous pourrez cumuler ces
deux activités à la condition de ne pas manquer
à votre obligation de loyauté vis-à-vis de
votre employeur et donc de ne pas lui faire concurrence !
Si vous êtes soumis à une clause
d’exclusivité, le cumul de vos deux activités
est possiblependant 1 an puis vous devrez choisir l’activité
que vous souhaitez poursuivre.
A qui demander
?
Pour plus d’informations sur le statut du porteur de projet
: www.apce.com
Mon activité est-elle réglementée
?
L’exercice de cette activité
nécessite une qualification professionnelle dès
lors que la santé ou la sécurité du client
est en jeu (loi Raffarin du 5 juillet 1996). Pour ces professions,
la qualification se justifie par
• un diplôme
professionnel (au minimum un CAP dans le métier),
• ou un titre équivalent,
• ou une expérience
professionnelle de 3 ans dans le métier.
L’exercice de ce métier
doit être effectué par une personne qualifiée.
Cette personne peut être le chef d’entreprise, un
salarié ou toute autre personne qui exerce un contrôle
effectif et permanent sur l’activité de l’entreprise.
2.1 Sont
notamment concernés :
• le bâtiment,
• l’entretien
et les réparations automobiles,
• la coiffure : pour
ouvrir un salon de coiffure, un Brevet de maîtrise ou un
Brevet professionnel est obligatoire. Pour exercer au domicile des particuliers, un certificat d'aptitude professionnel est obligatoire.
• les soins esthétiques
à la personne autres que médicaux et para-médicaux
et les modelages esthétiques de confort sans finalité
médicale,• la préparation ou la fabrication
de produits frais alimentaires : boulanger, pâtissier, boucher,
charcutier, poissonnier et glacier,
•
la réalisation de prothèses dentaires.
A qui demander
?
Pour vérifier si votre activité est réglementée,
renseignez-vous auprès de votre chambre de métiers
et de l’artisanat : www.artisanat.fr
Précisions : la qualification
professionnelle est exigée pour toute personne exerçant
une activité réglementée quel que soit le
statut juridique ou les caractéristiques de l’entreprise,
y compris si vous êtes dispensé d’immatriculation
au répertoire des métiers.
2.2
La validation des acquis de l’expérience (VAE) peut
vous permettre d’acquérir cette qualification
La VAE permet à toute personne
engagée dans la vie active depuis au moins trois ans de
faire reconnaître officiellement ses compétences
professionnelles par l’obtention d’un titre, d’un
diplôme à finalité professionnelle ou d’un
certificat de qualification. Pour déposer une candidature
de certification par la VAE, deux conditions doivent être
réunies :
•
l’expérience professionnelle doit être en rapport
direct avec le contenu du titre,
du diplôme ou du certificat visé,
•
la durée de cette expérience doit être de
trois ans au moins.
A qui demander ?
•
Chambre de métiers et de
l’artisanat : www.artisanat.fr
•
Les
points relais conseils en VAE mis en place sur l’ensemble
du territoire et accessibles à tout public : www.centre-inffo.fr
Le stage de préparation à l’installation
(SPI)
Les créateurs ou repreneurs d’entreprises
qui veulent s’installer pour exercer une activité
artisanale doivent suivre un stage de préparation à
l’installation (SPI) auprès d’une chambre de
métiers et de l’artisanat. Ce stage obligatoire doit
se faire avant votre immatriculation au répertoire des
métiers (RM). D’une durée minimale de 30 heures
(environ 1 semaine de formation), ce stage aborde différents
thèmes qui doivent permettre au chef d’entreprise
de mieux appréhender les domaines comptables, fiscaux et
financiers…
Précisions : certaines
personnes peuvent obtenir une dispense. Renseignez-vous auprès
de la chambre de métiers et de l’artisanat de votre
département.
Les organismes de formation professionnelle
continue des professions salariées
ou des demandeurs d’emploi peuvent financer les dépenses
engagées par les repreneurs ou créateurs d’entreprise
pour leur stage de préparation à l’installation.
A défaut, les fonds d’assurance formation des entreprises
artisanales ou les conseils de la formation des chambres régionales
de métiers et de l’artisanat (CRMA) peuvent éventuellement
prendre en charge le coût de ce stage
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