mise à jour décembre 2008
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Choisir la structure juridique
Le choix du statut juridique a des conséquences importantes, nous vous conseillons de vous rapprocher de votre chambre de métiers et de l’artisanat pour qu’elle vous aide à déterminer le statut le mieux adapté à votre situation.

Les formes juridiques les plus courantes

Il permet de connaître les ressources nécessaires pour lancer le projet. Le total des besoins doit être égal au total des ressources.

 
EI
(entreprise
individuelle)
EURL
(entreprise unipersonnelle à
responsabilité limitée)
SARL
(société
à responsabilité limitée)
Capital
minimum
Non
(pas de notion de capital social)
Le capital est librement fixé
Nombre
d’associés
recquis
Sans objet
Un seul
Au moins
2 associés
(maximum 100)
Dirigeant
L’entrepreneur
individuel
Le gérant*
Le gérant*
Responsabilité
des associés
Totale et indéfinie
sur les biens personnels
sauf déclaration d’insaisissabilité
de ses biens immobiliers
non professionnels

Limitée aux apports
(sauf s’ils se sont portés caution)

Totale et indéfinie sur les biens personnelsdu gérant s’il commet
des fautes de gestion

* personne physique : un associé ou un tiers

Précisions :
quelque soit la forme juridique, le chef d’entreprise peut employer des salariés
l’association loi 1901 n’a pas vocation à permettre l’exercice d’une activité commerciale ou artisanale lucrative. En effet, les bénéfices générés ne peuvent pas être distribués entre les membres de l’association (sociétaires) mais doivent être réinjectés dans l’activité de l’association.

 

Quel régime social ?

Votre régime social dépend de la forme juridique que vous allez retenir et de votre participation au sein de l’entreprise. Deux régimes sociaux sont possibles :
le régime des assimilés salariés et le régime des travailleurs non-salariés.

Régime des assimilés salariés
 
Régime des non-salariés (TNS)*
Dirigeants concernés
gérant minoritaire
ou égalitaire d’une SARL
gérant non associé de SARL
président et directeur général
d’une SA
président de SAS
  entrepreneur individuel
gérant et associé de SNC
gérant majoritaire de SARL
gérant associé unique d’EURL
Affiliations obligatoires
assurances maladie-maternité allocations familiales,
accidents du travail
vieillesse de base (URSSAF)
retraite complémentaire (AGIRC)
prévoyance, etc…
  assurance maladie-maternité (RSI)
allocations familiales (RSI)
retraite de base et complémentaire
invalidité, décès (RSI)

 

En revanche, en tant que dirigeant d’entreprise, vous ne cotiserez pas de droit
à un régime d’assurance chômage. Vous pourrez y adhérer d’une manière facultative auprès d’un des trois organismes suivants :
• la GSC : www.gsc.asso.fr
• l’APPI (Association pour la protection des patrons indépendants)
• April assurances : www.april.fr

Le régime social des indépendants (RSI) est l’interlocuteur social unique des indépendants et de leurs ayant droits. Les prestations servies aux travailleurs indépendants sont désormais versées par un seul organisme pour les risques maladie, maternité, invalidité, retraite, décès et pour les indemnités journalières.

* Les cotisations sociales dues par un travailleur non-salarié font l’objet :
de versements provisionnels calculés sur la base du revenu professionnel réalisé
l’année précédente, ou sur la base d’un forfait les première et deuxième années
d’activité,
puis d’une régularisation au cours des deux années suivantes.

Cependant, les entrepreneurs individuels exerçant sous le régime fiscal de la microentreprise, pourront, à compter du 1er janvier 2009, opter pour le régime micro-social. Leurs cotisations sociales seront calculées et payées chaque mois ou chaque trimestre en appliquant un pourcentage au chiffre d’affaires réalisé au cours de cette période. Ils n’auront plus de régularisations de charges à verser par la suite.

A qui demander ?
Régime social des indépendants : www.le-rsi.fr
Net-entreprises, le portail officiel des déclarations sociales pour l’entreprise :
www.net-entreprises.fr

 

L’environnement fiscal

1. L’imposition des bénéfices
L’impôt dû sur les bénéfices dépend de la forme juridique. Il peut s’agir de :
l’impôt sur le revenu (IR),
ou de l’impôt sur les sociétés (IS).

Forme juridique
Entreprise individuelle
EURL, SNC
(société en nom collectif)
SARL, SA, Coopératives

Impôt
dont relève l’entreprise
(sauf option contraire)

Impôt pour lequel
peut opter
l’entreprise
IR
Pas d’option
IR
IS
IS
IR pour
les SARL
de famille*,
et sous certaines
conditions,
pour les SARL
et SA

* Sociétés composées uniquement entre parents en ligne directe (enfants, parents, grands-parents), entre frères et soeurs, avec les conjoints ou les personnes liées par un Pacs (pacte civil de solidarité)

2. Les régimes d’imposition des bénéfices
Le montant du bénéfice imposable est calculé d’une manière différente selon le régimed’imposition retenu.

2.1.Concernant l’impôt sur le revenu (IR)
2.1.1. Le régime de la micro-entreprise ne concerne que les entreprises individuelles
réalisant un chiffre d’affaires au plus égal à :
76 300 euros HT (80 000 euros à compter du 1er janvier 2009) pour les exploitants dont le commerce principal est de vendre des marchandises,
ou 27 000 euros HT (32 000 euros à compter du 1er janvier 2009) pour les prestataires de services.
Ce régime d’imposition se caractérise par sa simplicité.

L’entrepreneur peut être soumis à l’impôt de deux manières :
soit il détermine son bénéfice imposable d’une manière forfaitaire, en appliquant au CA un abattement représentatif de l’ensemble des charges engagées au titre de l’activité,
soit il pourra, à compter du 1er janvier 2009, opter pour le prélèvement fiscal libératoire.
L’option pour ce régime nécessite d’opter pour le régime micro-social et d’avoir un revenu fiscal inférieur à certaines limites. L’impôt sur le revenu est calculé et payé mensuellement ou trimestriellement en appliquant un pourcentage (de 1 à 2,2 % selon la nature de l’activité) au CA réalisé au cours de la période retenue.

L’entreprise ne facture pas de TVA mais elle ne la récupère pas non plus sur ses achats. Enfin, les obligations déclaratives sont réduites ainsi que les obligations comptables.

2.1.2. Le régime du bénéfice réel (pour les bénéfices industriels et commerciaux, BIC) ou celui de la déclaration contrôlée (pour les bénéfices non commerciaux, BNC). Le bénéfice imposable est dans ce cas déterminé en fonction des dépenses réelles et des recettes dégagées parl’entreprise. Les obligations déclaratives et comptables sont plus importantes : rédaction d’une déclaration d’impôt spécifique et tenue d’une comptabilité complète notamment. Sauf exception ou exonération applicable en raison de la nature de l’activité exercée, l’entreprise est soumise à TVA.

Activités de vente
Chiffre d’affaires
hors taxe
(CA HT)
CA HT
≤ 76 300 euros*
76 300 euros*
< CA HT
≤763 000 euros**
CA HT
> 763 000 euros**

Impôt
sur le revenu
Principe
Option
Principe
Option
Principe
Option

Micro-
entreprise

Régime
réel
simplifié

Régime
réel
simplifié
Régime
réel
normal
Régime
réel
normal
Néant

* 80 000 euros à compter du 1er janvier 2009.
** Ces seuils seront réévalués chaque année à compter de 2010

 

Prestations de services relevant du commerce ou de l’artisanat
Chiffre d’affaires
hors taxe
(CA HT)
CA HT
≤ 27 000 euros*
27 000 euros*
< CA HT
≤230 000 euros**
CA HT
> 230 000 euros**
Impôt
sur le revenu
Principe
Option
Principe
Option
Principe
Option

Micro-
entreprise

Régime
réel
simplifié
Régime
réel
simplifié
Régime
réel
normal
Régime
réel
normal
Néant

* 32 000 euros à compter du 1er janvier 2009.
** Ces seuils seront réévalués chaque année à compter de 2010

 


2.2 Concernant l’impôt sur les sociétés (IS)

Seul le régime du réel simplifié ou du réel normal est possible. En principe, le régime d’imposition retenu dans le cadre de la détermination des bénéfices est identique à celui applicable pour la TVA, sauf exception.

Activités de vente
Chiffre d’affaires
hors taxe
(CA HT)
CA HT
≤76 300 euros*
76 300 euros*
< CA HT
≤763 000 euros**
CA HT
> 763 000 euros**

Impôt
sur le revenu
 
Principe
Option
Principe
Option
Principe
Option

Micro-
entreprise

Régime
réel
simplifié
Régime
réel
simplifié
Régime
réel
normal
Régime
réel
normal
Néant

* 80 000 euros à compter du 1er janvier 2009.
** Ces seuils seront réévalués chaque année à compter de 2010.

 

Prestations de services relevant du commerce ou de l’artisanat
Chiffre d’affaires
hors taxe
(CA HT)
CA HT
≤27 000 euros*
27 000 euros*
< CA HT
≤230 000 euros**
CA HT
> 230 000 euros**

Impôt
sur le revenu
Principe
Option
Principe
Option
Principe
Option

Micro-
entreprise

Régime
réel
simplifié
Régime
réel
simplifié
Régime
réel
normal
Régime
réel
normal
Néant

* 32 000 euros à compter du 1er janvier 2009.
**Ces seuils seront réévalués chaque année à compter de 2010.

A qui demander ?
Ministère de l’économie, des finances et de l’industrie : www.impots.fr
Agence pour la création d’entreprises : www.apce.com

 

3. Autres impôts et taxes
Indépendamment de la structure juridique retenue, l’exercice de votre activité peut générer le versement d’autres impôts et taxes : la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), la taxe professionnelle, foncière, sur les salaires, d’apprentissage, sur les voitures de société.
Des exonérations ou réductions de ces impôts existent. Se renseigner auprès du service des impôts des entreprises.

 

Les obligations comptables
Elles dépendent du régime d’imposition de l’entreprise.

1. En principe :
Le Code de commerce fixe 3 obligations comptables :
enregistrement chronologique des opérations,
inventaire annuel,
comptes annuels à la clôture de l’exercice :

- bilan (description de la situation actif/passif de l’entreprise),
- compte de résultats (récapitulatif des entrées et sorties de l’année pour faire apparaître les bénéfices ou les pertes),
- annexes (explications et commentaires du bilan et du compte de résultats).

4.2 Pour les entreprises ayant opté pour le régime de la micro-entreprise :
Les obligations comptables sont réduites. Il est seulement obligatoire de :
tenir un livre-journal mentionnant chronologiquement le montant et l’origine des recettes,
tenir un registre récapitulé par année, présentant le détail de leurs achats pour les entreprises dont l’activité principale est de vendre des marchandises, objets, fournitures et denrées à emporter ou à consommer sur place, ou de fournir le logement,
conserver l’ensemble des factures et pièces justificatives relatives aux achats, ventes et prestations de services réalisées,
mentionner sur les factures émises “TVA non applicable, article 293 B du Code général des impôts”.

 

Durée légale de conservation des documents

Durée
 
Documents à conserver
Sans
limitation
  Statuts et documents relatifs au fonctionnement de la société.
30 ans
 

Documents relatifs à l’acquisition de votre actif professionnel (immeuble, mobilier, matériel...), titres de propriété de brevet ou de licence.
Fiches individuelles de répartition de la participation et de l’intéressement.

10 ans
  Documents comptables (livres, registres...) et justificatifs. Contrats.
6 ans
  Documents sociaux (registre des procès-verbaux, feuilles de présence, rapports des dirigeants sociaux…).
5 ans
  Livre de paie, registre du personnel, double des feuilles de paie.
3 ans
  Déclarations fiscales + année en cours.

La durée de conservation des déclarations sociales varie entre 3 et 10 ans selon
l’organisme collecteur.

Précisions : les entreprises relevant de l’impôt sur le revenu qui n’ont pas adhéré
à un CGA, ont un bénéfice imposable majoré de 25%.


A qui demander ?
Fédération française des centres de gestion et d’économie de l’artisanat : www.ffcgea.fr
Fédération des centres de gestion agréés : www.fcga.fr
Ordre des experts-comptables : www.experts-comptables.com